Cette exposition réunit des pièces en céramique et en macramé pensées comme des formes liées, nouées, tenues ensemble. Les objets présentés empruntent à la parure, au totem et au mobilier, brouillant les frontières entre sculpture, bijou et usage. La céramique, matière dense et fragile, dialogue avec la fibre, souple et résistante. L’une porte, l’autre traverse. L’une ancre, l’autre relie. Aucune ne domine, elles se soutiennent, s’équilibrent, se contraignent parfois. Posées au sol, suspendues ou dressées, ces formes composent un paysage silencieux, une archéologie imaginaire où chaque objet conserve la trace du geste, du nœud, de la tension. L’exposition propose un espace à habiter autrement, où l’objet n’est plus seulement fonctionnel ou décoratif, mais porteur de lien, de mémoire et de présence.
Au fil du Grès, au gré du fil