Du polissage lent d’une pierre aux mues de plumages aux reflets irisés, de l’hybridation des espèces aux métamorphoses imperceptibles, cette exposition célèbre l’impermanence du vivant.
Un dialogue s’instaure entre les œuvres d’Anne-Charlotte Saliba et les sculptures organiques de Marion Hawecker, évoquant l’instant fragile et suspendu : celui d’une fleur à l’aube de son éclosion, d’une glace en cours de cristallisation, d’une matière en état de sublimation.
Ici, rien ne commence vraiment, rien ne s’achève. Les formes existent dans l’entredeux, dans un état transitoire où le vivant se révèle polymorphique, en perpétuelle transformation. Les œuvres rendent grâce à ce mouvement infini, à la beauté de ce qui change, à ce qui devient sans jamais se figer.